HOMMAGE À MICHEL THERSIQUEL :


À partir du mois de mai, les murs de la commune de Bannalec accueilleront un grand nombre de photographies de Michel Thersiquel, artiste à la fois universel et enfant du pays. Une belle fête est organisée le samedi 13 mai 2017 sur la commune avec de nombreuses animations.

À partir du début mai, près de 150 affiches de 60 cm sur 80 cm seront collées sur les murs des habitations et les vitrines des commerces du bourg, pour une galerie à ciel ouvert. Cette exposition éphémère devrait durer jusqu’à cet été, si la météo épargne les collages.

On retrouvera toutes les séries qui ont fait la notoriété du photographe bannalécois : galets qui l’ont révélé, portraits de la période Pont-Aven qui ont confirmé l’œil humaniste de l’artiste et son exigence technique, immersion pleine de dignité et de pudeur au centre de rééducation de Kerpape et reportages sur des chalutiers en mer avec les pêcheurs ou auprès de paysans toujours dignes et fiers. Et encore, de nombreux témoignages sur la vie quotidienne en Pays Bigouden au tournant des années 60 et 70 (commerces, bistrots) et bien sûr des images de ses amis artistes, chanteurs, poètes, peintres et quelques clichés de Bannalécois.

De plus, cinq grandes photographies de 12 m2 seront installées sur les murs du bourg.

Cette grande journé́e débutera á 16 h 30 aux anciens Haras de Bannalec (route de Quimperlé), se poursuivra par un moment souvenir au cimetiére pour ceux qui le souhaitent, puis dans les rues de Bannalec pour une déambulation musicale dans les rues, avec Pierrick Tanguy jusqu’à la médiathéque á la découverte de ses photos.

A partir de 19 h, le public pourra poursuivre cette journée par un repas-concert avec un menu couscous á la salle Jean Moulin (15 € le repas avec le concert).

Ensuite, le public pourra également assister simplement au concert de « Manu Lann Huel chante Léo Ferré, le Trio Thersiquel » : voix, piano, accordéon á partir de 21 h 30 (8 € en réservation et 10 € sur place- inscription indispensable).

Jules Hémon. © Michel Thersiquel

"et encore voir le monde..." 2016

Cette année, dans le cadre de la nouvelle édition de la semaine internationale, 
La Veduta présente une exposition collective sur L'inde. Cinq photographes invités:
Hormoz, Jean-François Reibec, Roger Tiphangne, Bob Nicol et Henri Guillou.





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Projet exposition Thersiquel


À la demande de l'association "Les amis de Michel Thersiquel" et du Musée de Douarnenez, Bob NICOL (La veduta) à numérisé une partie des négatifs du fond d'archives détenu par le Musée afin de mettre en œuvre les tirages de l'exposition  dédiée à M. Thersiquel à la chapelle des ursulines de Quimperlé. 
Mr Jean-Jacques Banide à également participé aux tirages grands formats de l'exposition.
Cette exposition de "l'année" qui s'est tenue du 28 mai au 9 octobre 2016 a connue un vif succès avec près de 23000 entrées.
Le livre retraçant les temps forts du regard de Thersi, "À hauteur d'homme", à été édité à cette occasion aux éditions Ouest France.



                                                    
Kellig-Yann Cotto, Christine Le Portal, Marcel Le lamer, Gildas Le Bozec.
Photo©Béatrice GRIESINGER


http://www.michelthersiquel.bzh/

Inauguration de la galerie 4 à Cheb

... à G4 on fait les choses en grand. 

Le 4 Décembre 2015, Zbynek Illek a coupé le ruban devant l'entrée de la nouvelle Galerie4 de Cheb, inaugurant ainsi l'ouverture d'un espace d'exposition de 600 m2 entièrement dédié à la photographie. 
La Veduta comptait parmi les invités et présentait un photographe, Bob Nicol (parmi les 50 exposés).
Invités par la ville de Cheb, deux membres de la mairie de Quimperlé étaient également du voyage, marquant le lien qui unit les deux villes, et le soutien apporté pour les échanges que la Veduta initie depuis 15 ans entre photographes Tchèques et Français.











    Photos mobile: P. Douineau










   ©B.Nicol

"et encore voir le monde..." 2015



L'exposition "et encore voir le monde" consacrée à l'Afrique du nord est ouverte tous les jours au Présidial de 14:30 à 19:00 jusqu'au Dimanche 08 Novembre.

Extraits:



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Jean Jacques AIMETTI 
Marocaines

Mon projet photographique était de réaliser une série de portraits, aussi bien artistique que documentaire sur les femmes marocaines d’horizon différent acceptant de lever tout ou partie du voile. 
Cette série fut réalisée au Maroc en 2013, et sur une durée de 6 jours. 
La prise de vue est effectuée avec un Leica M9 sur pied et un 35mm, en lumière naturelle. 
Ce projet fut extrêmement difficile à mettre en oeuvre, non pas pour la prise de vue en portrait de la femme marocaine voilée, mais pour la spécificité de la deuxième partie des portraits et qui consistait à la « levé du voile ». Un travail en amont de longue haleine, un marathon pour obtenir ces portraits de femmes marocaines lambdas. Cette série se veut avant tout un message de tolérance et d’ouverture, mais aussi une étude documentaire sur la femme marocaine.






Avec une photographie de Marc Garanger 1960
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Hormoz
SANS PARADIS

Disposant de peu d’oseille en cette fin d’été 2008, le club Oasis Marine à Zarzis-Tunisie se dessine alors comme la destinée toute décidée de mes vacances détente. Quelques années avant le printemps arabe, cette énième dénommée zone touristique symbolise à son tour un jeu de non miroirs entre l’Europe et le Maghreb. 
Une fois sur place, ma rétine s’impressionne des allers et venues de touristes s’abandonnant avec bruissement et empressement aux divers sports, activités, animations. Ils attisent d’assaut les compétences des animateurs anglo-francophones, dessinant ainsi un microcosme constitué de vacanciers et du personnel hôtelier, un groupe interchangeable auquel je me vois barré tout accès. 
Ils m’apparaissent progressivement comme une masse laiteuse sans vie, traversée de vide, tellement ordinaire et abasourdie par l’excès du paradis solaire, que la surexposition photographique ne peut plus les sublimer. De l’autre côté et pourtant dans le même lieu, se dressent sous mes yeux d’autres figures, plus uniques. Ce sont les ouvriers, jardiniers, tous ceux chargés de l’entretien de cet oasis artificiel. Spectres contemplatifs, s’acharnant à la tâche sous le soleil infernal, leur individualité noble se démarque du lot pension complète, boissons incluses. Avec eux, mon appareil photo, peut et désire s’approcher. J’extirpe au minimum la profondeur de champ des portraits, pour mieux sonder leurs pensées, les décontextualiser de leur labeur. Ils sont présents, la sagesse suinte des peaux : on se regarde, j’ai trouvé mes icônes tunisiennes. 

BIOGRAPHIE 

Après des études littéraires, Hormoz obtient ses premières publications presse et expositions à 
Paris, New York et Sarajevo. S'ensuit une exposition personnelle « Troubles de l'identité » et un troisième court-métrage « Les lèvres bleues » en 1997, sélectionné dans de nombreux festivals.
Ses images se teintent alors d'un érotisme morbide et surréaliste. Années 2000. Hormoz fixe le monde du nightclubbing pour Nova Magazine, e.m@le et De l'air. Un univers nocturne que l'on retrouve en 2008 dans le long métrage « J'ai rêvé sous l'eau » narrant une addiction amoureuse entachée d’une perte de repères affectifs. Sorti à ce jour dans six pays, le film poursuit sa route dans les festivals. 
2009 : le projet d'installation « Bestial » s'affiche à la Galerie Nivet-Carzon : un conte visuel sur la fusion homme-animal. Décennie 2010. Les clichés sur les nuits festives se déclinent en expositions collectives à la Maison Européenne de la Photographie, chez Agnès B et au Salon de la Photographie. En même temps, Hormoz anime des ateliers photo, de script doctoring et de réalisation cinéma pour enfants et adultes dans plusieurs associations. En 2015 s’édite « Baptême », une monographie des premiers travaux jusqu’aux dernières images du monde SDF, d’Iran ou de la Nouvelle Orléans. Ainsi un filtre social voire anthropologique se greffe aux projets en cours : « Nourrir l’invisible », la nouvelle série photographique, plonge dans le jeu des jeunes Papoues, le deuxième long-métrage, « Les pierres crieront », est un saut dans le vide, dans la précarité sentimentale et économique.





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 ERIC LEVIEUX 
« Front Polisario » 2013 

A la fin de l’hiver 2013, avec une délégation d’élus et de syndicalistes, Eric Levieux est allé au Front Polisario, La République Arabe Sahraouie Démocratique (appelé aussi Sahara Occidental), dont l’indépendance a été proclamée en 1976. Lors du retrait des Espagnols du Sahara en 1973, le Maroc et la Mauritanie ont tenté d’annexer ce territoire qui est alors entré en résistance par la création du Front Polisario. Trois ans de guerre et la construction d’un mur de plusieurs centaines de kilomètres. 
Mission humanitaire, cette délégation apportait avec elle du matériel médical et des fournitures scolaires. Avec l’aide logistique de l’Etat Algérien qui protège et soutien cette petite république depuis quarante ans, la délégation a organisé un échange : du matériel a été acheminé et quelques mois plus tard, une quinzaine d’enfants a été accueillie en Région Centre pour un séjour de dix jours. 
Lors du voyage au Sahara Occidental, Eric Levieux a photographié les habitations financées par l’Union Africaine et l’Algérie, il a photographié les Institutions Nationales de ce pays, ses acteurs politiques et le défilé militaire de l’anniversaire de l’indépendance. 
Ce sont des femmes qui défilent, fusil sur la poitrine. Les hommes sont traditionnellement sur les routes, parcourant des milliers de kilomètres dans ces « caravanes du désert » qui relient l’Afrique Noire et le Maghreb. 
Eric Levieux a réalisé un reportage photographique exceptionnel. Visiteur officiel, citoyen français, sympathisant à la cause, photographe aventurier, il s’arrête pour regarder et rencontrer ces hommes et ces femmes qui survivent depuis prés d’un demi-siècle au coeur du désert. Soleils levants sur des habitations de terre et de bois, écoles remplies d’enfants, dispensaire… et le désert avec le mur qui s’étend à perte de vue. 
Cette série de photographies reste à ce jour inédite. Elle a été montrée dans un atelier d’artiste où les enfants sahraouis sont venus, médusés par ce qu’ils voyaient, lors de leur séjour en France. 
Eric Levieux n’est pas à son premier coup d’essai. En 2006, il est en Louisiane pour photographier les bayous, les rituels vaudous et la population afro-américaine qui tente de survivre économiquement. En 1933, la Laponie, 
Il photographie des paysages et des visages. Il photographie des paysages comme des visages et sur les visages il cherche à capter des histoires de vie, des reliefs, des accidents… toute une topographie de l’existence. Alors ce sont des « gueules » qu’il choisit et qu’il souligne et fixe avec respect.






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Roger Tiphangne

Après avoir parcouru en tous sens cette terre écorchée mais si merveilleuse, une passion pour le Maroc, pays du soleil couchant.
Histoire, culture, littérature, poésie et musique. L’envoûtement de la chaîne des montagnes du Haut Atlas. L’approche du désert qui vous nettoie l’âme ! Les rencontres humaines, arabes et Berbères. Enivrement de couleurs et d’odeurs dans le dédale inextricable et mystérieux des médinas. Marrakech la rouge, Essaouira la blanche, Tanger la trouble aux regards d’espoir tendu vers l’Europe.
Rythme lancinant de la musique Gnaoua.

« Peu d’hommes auront su regarder sans frémir la terre sur laquelle ils vivaient et la tutoyer en baissant les yeux ».
René Char

« Étranger, par ta différence, loin de me nuire, tu m’enrichis ».
Antoine de Saint Exupéry

« L’envol déployé des goélands
La mer toujours recommencée
Venant du large
Le vent battant sans fin les roches brisées
».
Roger Tiphangne. Essaouira, Maroc 2002




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Bob NICOL
Spleen in Marrakech

Jours d'orages et pluies mêlés, la cité survoltée brasse, essore le voyageur en quête de solitude. La rue observe, tout est vu, rien n’est calme. Le flot des vélomoteurs croise celui des taxis, des bêtes de somme. Le vieux cheval penche un instant sa tête. 
Seuls, les hauts murs des riads semblent havres de paix, de retrait, de mystère que parfois porte ouverte révèle.




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Jérôme Blin
Oubliés

Depuis 40 ans, 165 000 Sahraouis sont réfugiés dans le Sahara ouest -algérien. Ils ont fui le Sahara Occidental, lorsque le Maroc l'a envahit en 1975. Depuis, les Sahraouis attendent toujours la réalisation du référendum d'autodétermination promis en 1964 par l'ONU pour espérer retrouver leur territoire complet. 
Dans ces camps, se joue quotidiennement un autre combat, plus terre à terre, celui pour l’accès à la nourriture, l’eau, le gaz… . 
Les Sahraouis, traditionnellement nomades, pratiquent à nouveau l’élevage des chameaux depuis que le cessez-le-feu de 1991 leur permet un peu plus de liberté de mouvement. Ainsi, les éleveurs parcourent une surface vaste comme la France. Elle comprend la partie est du Sahara occidental, demeurée sous le contrôle militaire du Front Polisario (mouvement sahraoui indépendantiste), ainsi que le Nord de la Mauritanie et l’Ouest algérien. 
Les territoires libérés sont eux aussi en guerre. En témoignent le mur de défense marocain et les restes de combats qui jalonnent les pistes. Parcourir cet espace, c'est faire des kilomètres à travers le désert puis tomber nez à nez avec des stigmates de la guerre passée. C'est ressentir la tension qui est toujours présente tant que le conflit ne sera pas réglé.






©Jérôme Blin
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Mehdi Jassifi
Tangereusement Belle (2012)

Pour sa série Tangereusement belle, Mehdi Jassifi, jeune photographe casablancais, a parcouru les rues sinueuses de la ville de Tanger, appareil photographique en main. Dans ces quatorze images prises à la volée, il n’y a pas de dissimulation des petits gestes et des actes du quotidien. Un parcours à pied ou en taxi, en position d’attente, dans l’accomplissement des tâches domestiques les plus banales… ce sont autant de moments saisis en silence et sublimés par un travail de post-production accompli par le photographe pour donner aux couleurs un ton suranné.
Avec Tangereuseument belle, Mehdi Jassifi donne à voir son amour pour cette ville qu’il a habitée pendant quelques mois. Tanger, ville ouverte sur le Détroit qui a accueilli de nombreux artistes et écrivains – Paul Bolwes, Jean Genet, Delacroix, Matisse…- dont les âmes planent encore aujourd’hui.

B i o g r a p h i e
Né en 1992 vit et travaille à Casablanca
Economiste de formation

Mehdi Jassifi, cet étudiant en économie, né à Casablanca, s'est tourné assez rapidement vers la photographie, désireux de partager grâce à ses clichés ses errances, ses promenades, ses coups de coeur. Il en vient à photographier les villes marocaines dans lesquelles il vit. Par le traitement des images prises, il développe une philosophie de vie, vues filtrées, teintes adoucies ou exacerbées, scènes de vie quotidienne... Pour sa première exposition à la galerie les insolites, Mehdi JASSIFI s'est essayé à un sujet sensible: la femme, sa jeunesse et la liberté. Il a présenté une série de portraits de jeunes filles traités dans des teintes délibérément pop & acidulées pour aborder plus en profondeur une thématique qui a amené le public à méditer, s'interroger. TOO YOUNG TO GET MARRIED, c'est un sujet d'actualité ultra-sensible, traité avec beaucoup de finesse et d'intelligence par le jeune photographe casablancais Mehdi Jassifi. Une quinzaine de portraits traités en teintes pastels, presque kitsch, retravaillés à outrance pour laisser apparaître une réalité telle qu'elle est: plus âpre que ce que les clichés laissent entendre. Un plaidoyer pour la liberté de l'enfance, l'humain dans toute son unicité et sa beauté. Aujourd’hui, Mehdi Jassifi fait partie du collectif SOORA qui est aussi la première galerie cloud marocaine. Il y expose son travail réalisé à la ville de Tanger où il a vécu quelques mois pour y développer un certain regard, pour y nourrir une passion acquise de la ville ! TANGEREUSEMENT BELLE, c’est une série qui exprime l’amour qu’a l’artiste pour cette ville, pour son authenticité qui est ancrée au plus profond de la ville. Une série qui a été exposée pour la première fois pendant la semaine de la 5ième Edition de la Biennale de Marrakech dans le cadre de l’exposition collective EMERGE&SEE, SOORA 2.0, Carte Blanche. Et pour la première fois en intégralité, à la ville de Tanger, plus exactement à l’espace Galerie des Insolites.

Mehdi aime les Hommes. Sans frontières ni tabous. Et sa sensibilité à fleur de peau fait de lui un demandeur de questions qui parfois (même souvent) transgressent les règles établies. Des questions qu'il exprime à travers son objectif. Il rêve d'un monde où l'obscurantisme est balayé par la lumière de ses flashs. Un monde où les Hommes sont égaux en Droits et en Devoirs. Et en Humanité. C'est tout ému, qu'à chaque fois que son obturateur se ferme, il crie à sa façon: "Regardez! Et apprenez à apprécier ce qui vous entoure. Ôtez vos oeillères et partagez l'Amour!" C'est ainsi que, depuis sa chambre noire (mais clairvoyante), il a voulu réveiller les consciences, et nous apporter sa vision d'un monde meilleur. Dans son exposition RÉTROSPECTIVE, ce jeune chasseur d'images, à travers des photographies superposées, captées et figées par ses mises au point, pose son regard sur notre société et nous le fait partager. Il nous parle de son vécu de l'an passé. Une année où son regard à quelque peu perdu de sa candeur, et a découvert que le Monde est dirigé par la Loi des Hommes, et non celle du Seigneur. Le Pouvoir, l'Argent, les Idéologies, sont broyés sous son focus inébranlable. Après avoir exposé à Tanger sa série qui rend hommage à la ville du détroit, et bien nommée "Tangereusement Belle" c'est au Fence, lieu où se bousculent les jeunes artistes, que Mehdi vous a partagé ses émotions couchées sur papier glacé.




© Mehdi Jassifi




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Pascale EVEN
Le tiroir secret

Aurai-je avalé la fleur de lotus dont parle Homère ? 
Quatre billes de couleur roulent entre mes doigts. 
Une nuit pleine d'étoiles à Djerba. 
Les quatre billes empruntent les jedadas, elles suivent des chemins obscurs, se perdent dans ma mémoire. 
Derniers instants en Tunisie, dans ma bouche un goût de miel, bruissement léger de l'oubli. 
Quatre billes tournent amnésiques, je n'existe déjà plus et j'erre dans les lumières de Djerba la douce. 

Djerba le 17 Août 1993. 

1993, derniers instants en Tunisie, un bref séjour à Djerba. 
Dans la chambre de l'hôtel de Houm Soukt, un tiroir de commode me révèle un trésor oublié : quelques diapositives dont j'hérite. Gardées pendant plus de vingt ans, à présent, ces images se révèlent, dévoilent un temps presque révolu et sortent du passé. Bientôt derrière moi, les eaux tranquilles du détroit d'Adjim estomperont dans leur fuite les têtes azurées des palmiers et le panache de fumée des potiers de Guellala. Mais je garderai toujours dans mon coeur une petite parcelle de photographies trouvées au pays du lotos. 

Lorient le 17 octobre 2015. 


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Visite des élèves des écoles primaires